Test jeux vidéo

Avis et test de Gambonanza (PC)

Blukulélé, développeur français du jeu Gambonanza m’a fait la sympathie de m’envoyer une clé Steam de son titre. Après une dizaine d’heures passées dessus, il est temps pour moi de vous en parler.

Trailer

Mon avis sur Gambonanza

Gambonanza est un énième enfant de Balatro, le titre qui a marqué ma vie de joueur et celles de nombreux autres. Ici, on retrouve un nouveau roguelite avec un reset total à chaque partie dans l’univers des échecs où vous ommencez la partie avec trois pièces. Ma recommandation : relancez jusqu’à avoir un starter correct. C’est absolument primordial. Pour l’emporter, survivez aux 5 phases de 5 parties avec un boss à chaque fin de phase.

L’auteur est sans aucun doute un véritable amoureux d’échiquier puisqu’il n’hésite pas à rendre hommage à de nombreuses figures de la scène en parodiant des personnalités comme les soeurs Botez, Hikaru ou Magnus Carlsen dans les divers boss du jeu. Chacun d’eux dispose d’un gameplay spécial comme vous pouvez le voir en bas à droite des captures d’écran ci-dessous.

Tout comme dans Balatro, on retrouve un marché à chaque fin de partie et un système d’économie et d’intérêts à prendre en compte. Il est primordial de ne pas dépenser l’entièreté de vos fonds si vous ne voulez pas perdre des intérêts. Ainsi, vous devrez régulièrement faire des rounds d’économie pour renflouer vos caisses. Dans ce marché, vous retrouverez des gambits, des pièces de jeu et des jetons de gashapon pour choisir un gambit parmi trois d’une même rareté.

Une feature intéressante est la possibilité de verrouiller un des gambits/pièces de jeu en vente pour l’acquérir dans le marché d’une future manche. Cela permet de ne pas laisser passer un élément clé pour le gameplay visé.

Les gambits reprennent les systèmes de joker de Balatro. 200 sont à débloquer. A vous de trouver LA stratégie payante en fonction des pièces à votre disposition. Chacun propose un effet. Par exemple : faire sauter le tour adverse si vous capturez une pièce isolée, gagner une pièce en plus si vous arrivez à promouvoir un de vos pions, gagner des sous selon certaines conditions…

On retrouve une autre similarité aux cartes de tarot de Balatro avec celle des modificateurs de cases. Par exemple, certains transforment vos pièces en or pour gagner davantage d’argent, d’autres maudissent la case et transforment votre pièce en un pion basique. L’échiquier va donc être particulièrement vivant.

Au début de la partie, vous ne pourrez avoir que 3 pièces actives sur le board. A chaque fois que vous paierez un montant de plus en plus élevé, vous pourrez ajouter une pièce de plus au début de la partie. Notez que cette limite s’applique tout au long de la partie. En effet, vous disposez parfois de pièces en réserve par des effets de jeu ou simplement après avoir été achetées au marché. A la place de déplacer une de vos pièces, vous pouvez ainsi passer votre tour pour intégrer une pièce de la réserve sur le plateau.

Attention, seuls 5 gambits peuvent être équipés en simultané. Libre à vous de les vendre à tout moment. Vos pièces aussi peuvent être vendues.

Malgré les nombreuses heures passées sur le titre, je n’ai malheureusement jamais réussi à arriver jusqu’au bout. Le jeu est vraiment dur et punitif. A la moindre erreur, l’ordinateur vous le fera payer directement. En effet, à chaque fois que vous perdez une pièce, elle disparaît complètement de votre jeu. Et dès que l’ordinateur commence à avoir 10 ou 12 pièces et que vous n’en avez plus que deux, vous ne pourrez plus faire grand chose surtout s’il parvient à promouvoir un de ses pions en reine. Sans compter les pièces spéciales dont il dispose (cf image ci-dessous).

Au moment de la rédaction de ce test, on est sur la première version du jeu et l’auteur travaille à corriger de nombreux éléments. Selon moi, il manque un mode facile qui permet de rollback le dernier mouvement joué. Une page avec le lexique du jeu serait également utile avec des explications sur les termes “pièce isolée”, “à côté” et d’autres encore.

Conclusion et tarif de Gambonanza

Gambonanza est proposé à 6€ sur mobile et 15€ sur PC (10€ en ce moment), un tarif vraiment honnête. Largement inspiré par Balatro, il offre un jeu d’échecs roguelite très original avec une forte rejouabilité. La moindre erreur est par contre fatale et la perte d’une pièce peut détruire votre partie. Prenez le temps d’analyser chaque coup avant de déplacer votre pièce, gérez votre économie et adoptez une stratégie claire pour espérer l’emporter. La direction artistique est en tout cas au top. Une concentration totale sera nécessaire.

La première version du jeu que j’ai testée offre un contenu très solide mais nul doute qu’au fil des mises à jour, on aura un produit plus équilibré et encore plus accessible. Peut-être qu’alors j’arriverai au bout des 25 parties.

À propos de l'auteur

Guillaume Ghrenassia

Guillaume Ghrenassia est autoentrepreneur en rédaction de contenus, blogueur et pigiste sur plusieurs médias. Il a plusieurs passions dont les jeux vidéo, les séries TV, les BD et mangas, la musique, le luxe et est également un grand épicurien.