Il y a quelques jours j’ai eu la chance exceptionnelle d’être convié au cabaret Paradis Latin pour assister à son dîner spectacle L’Oiseau Paradis chorégraphié et mis en scène par Kamel Ouali. J’ai amené une amie avec moi pour profiter de cette bulle enchantée à mes côtés.

La soirée s’est passée en deux temps avec un accueil peu avant vingt heures pour assister au dîner spectacle. Durant celui-ci, chanteurs, danseurs et acrobates se présentent sur scène et dans la fosse aux côtés des spectateurs. Ils sont parés de resplendissantes tenues et souvent pleines de strass et paillettes. Les spectateurs sont invités à prendre toutes les photos et vidéos qu’ils souhaient à ce moment-là.

Ainsi, en parallèle du plaisir des papilles, nos autres sens commencent à être mis en émoi avec les prestations des artistes. Attention, pour l’instant, ils restent vêtus et c’est pour cela que les photos et vidéos y sont autorisées.

Notez cependant qu’on a souvent de la lumière bleue ou rouge qui est loin d’être la meilleure amie des capteurs photos de smartphones.



A table !
Lors de notre arrivée, les serveurs nous ont guidé jusqu’à notre table. Celle-ci était légèrement surélevée par rapport au reste de la fosse, nous offrant ainsi une vue bien dégagée sur la scène. Nous étions assis cote à cote pour profiter ensemble du show.

Nous avions déjà un pain par personne, une petite bouteille d’eau, une bouteille de vin rouge et une demi bouteille de champagne. Sans surprise, nous avons commencé par une coupe du breuvage pétillant. Attention cependant à ne pas faire le même faux-pas que moi. Laissez faire l’équipe en salle pour ouvrir la bouteille et vous servir.

En parallèle, de multiples photographes, externes à la structure, viennent capturer les convives sur leurs appareils dans un balai de cliquetis à travers la salle. Il est alors suggéré aux spectateurs d’acheter un souvenir physique et numérique de ce moment unique. Ce que nous avons fait. Comptez 40€ pour 3 photos/60€ pour 6 visuels.


Les enveloppes sont livrées dans la seconde partie de soirée. Je vous invite à les consulter directement pour signaler au staff si un souci venait à se présenter. Nous avons ainsi constaté qu’un des visuels sélectionnés (le 3ème ci-desssous) avait été rogné à l’impression et mangeant ainsi un peu le haut de mon crâne. Le souci est en cours de résolution avec l’équipe contactée par la suite et très réactive. Il m’a été indiqué que lors des impressions du mode portrait, l’imprimante rogne l’image.





Après cette longue introduction, il est temps de s’intéresser à ce qui a rempli nos estomacs. Voici le menu signé par le chef étoilé Guy Savoy :

Entrées

Pour ma part j’ai souhaité rester proche de mes origines du sud-ouest avec le foie gras. Celui-ci est plutôt facile d’accès/léger avec une pointe de sucre grâce au “ketchup” rhubarbe/céleri. La portion est généreuse avec deux beaux morceaux bien épais. Pour un public international qui ne connaîtrait pas ce produit traditionnel, c’est sans doute la version la plus accessible en bouche pour eux. Pour moi, une version à l’armagnac ou à la fleur de sel aurait été meilleure.

Concernant ma partenaire, son choix s’est porté vers une entrée chaude avec la cocotte d’œuf bio, champignons, pointes d’asperges et sot-l’y-laisse. Le tout est enrobé d’une mousse très légère et surmonté d’une tranche de pain grillé. On a une proposition très harmonieuse et des saveurs de produits de la terre. Un vrai coup de cœur et une assiette déjà bien copieuse.


Plats

Concernant le plat principal, j’ai voulu m’essayer au Wellington de veau, une première pour moi. Sous son enrobage feuilleté on y retrouve une duxelle de champignons et un écrasé de pommes de terre et servi avec un jus de veau au porto. Notez que la description de ce plat n’est visible que sur le site du cabaret et pas sur le menu présenté plus haut. C’est dommage.

Nous avons une pâte moelleuse et gourmande qui cache un cœur de viande très présent en bouche.C’est un produit plutôt ferme mais tellement bon. A l’image des entrées, nous avons là aussi une assiette généreuse.

Ma partenaire voulait plutôt du vin blanc donc nous avons échangé la bouteille initiale de vin rouge à notre table. Nul doute que cela se serait très bien marié avec la viande rouge en tout cas.

Concernant la sélection de mon amie, nous avons un autre plat de viande avec l’épaule d’agneau croustillante. Celle-ci est fondante avec une saveur légèrement caramélisée sur la partie croustillante. C’est un parfait mariage avec l’aubergine et les oignons et une explosion de saveurs en bouche. Là aussi la portion est bien taillée.

Desserts

Pour conclure cette première partie de soirée gourmande, nous avons deux propositions assez opposées. D’un côté, on a droit à un panel de produits chocolatées avec des niveaux d’intensité et de textures variables.

De l’autre, c’est un dessert frais, un Montebello pistache/framboises. En bouche, on retrouve sans surprise une sensation très fruitée. Ce mets est un peu ludique également avec une plaque au nom de l’établissement à briser avec un petit marteau et qui est évidemment consommable par la suite. C’est un beau mélange de textures avec le croquant des pistaches et la douceur du Montebello.

Si vous aimez le chocolat vous serez aux anges avec la première assiette. Mais si votre amour pour le cacao est plus léger, préférez sans doute l’autre création.

Si je devais retenir 3 produits, je dirais l’oeuf en entrée, le Wellington pour le plat et le Montebello en dessert. En tout cas une chose est certaine, vous repartirez le ventre plein.

La température peut désormais grimper
En deuxième partie de soirée et pour marquer la transition, les lumières et téléphones s’éteignent. Un couple d’Américains s’installe à côté de nous. Je leur traduirai les diverses interactions françaises prononcées sur scène. Une très sexy femme Napoléon traverse la salle, monte sur scène et retire sa cape pour se retrouver seins nus au bruit des tambours martiaux. L’Oiseau Paradis commence alors. Vous pouvez retrouver cette introduction ci-dessous :
Ce n’est pas qu’un show sur scène. Les airs sont aussi exploités à de multiples reprises et à chaque fois avec une immense surprise. Fauteuil rose, boules transparentes géantes ou encore sculpture de pégase avec ailes mouvantes traversent la salle du cabaret au-dessus des convives durant toute la soirée. Et bien évidemment, ces accessoires sont surplombés de ravissantes danseuses à chaque fois.
Sur scène, ils étaient sans doute près d’une trentaine. Mais quelques personnages clés sont bien mis en avant. Impossible ainsi de ne pas mentionner le directeur du show, un homme flamboyant avec des tenues ultra brillantes et flashy et qui est perché sur d’immenses talons aiguilles. Il chante régulièrement mais n’est pas le seul puisqu’un autre duo homme et femme offre des prestations vocales en parallèle des diverses animations.
De nombreux tableaux s’enchaînent mais n’ont, a priori, aucun lien entre eux. Sans être exhaustif, je retiens qui parle des origines du Paradis Latin qui fut reconstruit par Gustave Eiffel après un incendie. Je repense aussi à l’incroyable poésie du tableau science-fiction avec la BO d’Interstellar (les frissons A CHAQUE FOIS). La BO de Drive (RIP Kavinsky) n’a jamais été aussi chaude avec un immense plateau tournant et 3 scènes jouées en simultané (dans un lit, au-dessus d’un rhinocéros rose et dans des triangles lumineux roses). Vous en avez un aperçu sur le compte Instagram du cabaret mais je pense que l’audio utilisé dans le post bloque son intégration dans mon article.
Enfin, j’ai aussi beaucoup aimé la projection humaine. Dans ce tableau, une danseuse reste immobile sur scène quasiment nue. Son corps sert alors d’écran de projection pour “l’habiller” de multiples tenues.
Le classique des shows érotiques, la baignoire mixte avec acrobatie, est évidemment de la partie et c’est terriblement sensuel. Fun fact, j’ai quasiment les mêmes abdos que le jeune homme (mais ils sont bien cachés derrière le foie gras et le Wellington).
Notez enfin que la comédie n’est pas en reste. Tout au long du spectacle, on fait la rencontre de la mystérieuse Ava. Elle apporte son lot de comédie absurde entre deux plateaux pour offrir aux autres artistes le temps de se changer. Elle n’est pas une simple clown pour autant puisqu’on peut la retrouver dans de l’acrobatie et notamment suspendue dans les airs par la seule force de sa bouche.

En bon cabaret Français, impossible de passer à côté du French Cancan. Il se réinvente et commence avec uniquement les jambes apparrentes dans six grands trous. Peu après cependant, on a droit au show complet en tenues d’époque avec tous les danseurs et danseuses. C’est très énergique.
A 23h, le directeur débarque sur scène tout de blanc vêtu. Il nous annonce que le grand final approche et comme c’est la tradition de l’établissement, tous les artistes seront également en blanc.
Conclusion et tarif du cabaret Le Paradis Latin
Nous avons profité de l’offre prestige proposée à 210€ par personne comprennant le diner (dont les desserts Pierre Hermé), les boissons alcoolisées et le show. Il est possible de ne venir que pour le show pour 100€ avec une coupe de champagne. De multiples autres tarifs en journée, goûter et soirée et soirées spéciales sont proposés. Je vous invite à retrouver tous les détails sur le site de l’établissement.

J’ai parfaitement conscience que le tarif susmentionné est loin d’être à la portée de toutes les bourses. Cependant, je dois reconnaître qu’il vaut le coup. A l’image de mes multiples visites à Disneyland Paris, en pénétrant dans cet antre du quartier latin parisien, le monde s’est arrêté autour de moi pour m’offrir une bulle de bonheur à point nommé. Merci aux équipes presse ♥.
Paradis Latin
28 rue Cardinal Lemoine
75005 Paris
Par le passé, j’ai déjà pu assister à des shows légèrement coquins comme celui de Star Wars, The Empire Strips Back ou bien plus sexuels avec les productions du Sweet Paradise. Au Paradis Latin, on a de l’érotisme à plein régime avec des danseurs et danseuses torses nus en écrasante majorité du temps et des danseurs aux abdos que j’envie fort et que je n’aurai clairement jamais de ma vie. Néanmoins, il ne faut pas négliger les costumes tous plus fous les uns que les autres.
