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Le coin lecture #39

Comme régulièrement, on fait le point sur les ouvrages reçus des maisons d’édition françaises. Cette fois-ci on s’attaque à La grande histoire de Picsou par Don Rosa, le tome 2 de The Strange House et Mujina Into the Deep T1. Merci à Glénat et Kana. J’ai également acheté le tome 1 de Princesse Saphir par Osamu Tezuka.

Je me suis amusé à glisser quelques pièces dorées récupérées à la soirée Percy Jackson autour de l’ouvrage du canard.

La grande histoire de Picsou T1 par Don Rosa (Glénat)

Créé par Carl Barks en 1947, Picsou, le canard le plus riche du monde qui aime à plonger dans son coffre-fort rempli de pièces d’or, s’est rapidement imposé comme un des personnages les plus intéressant de l’univers Disney. Pingre et colérique, il est le héros de magnifiques aventures devenues aujourd’hui des classiques (cf. Les âges d’or de Picsou). Pourtant c’est Don Rosa qui va marquer de son empreinte l’univers de Picsou. Ses récits sont un hommage constant au travail de Carl Barks dont il prolonge, complète et explique l’œuvre ; allant jusqu’à créer le fameux arbre généalogique de la famille Duck et surtout proposer l’histoire de la jeunesse de Balthazar Picsou. Avec des scénarios plus épiques et matures allant parfois jusqu’au drame, avec son style graphique complexe fourmillant de détails comiques et un ton sarcastique, Don Rosa a définitivement donné à Picsou son statut de personnage iconique. C’est cette œuvre majeure que nous vous proposons de (re)découvrir aujourd’hui avec cette magnifique collection en 10 volumes.

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Avant toute chose, il convient de vous indiquer que Picsou est mon personnage Disney favori. Après vous avoir parlé des histoires réalisées par de multiples auteurs dans une compilation sur un précédent article, cette fois-ci on s’intéresse à un seul et unique artiste : Don Rosa.

Pour beaucoup, il est le plus grand auteur de Picsou d’entre tous. J’ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises et je peux vous garantir que je n’ai JAMAIS vu un artiste de son calibre aussi généreux avec ses fans. En convention, Don Rosa ne fait pas de pause repas, il reste à son siège toute la journée pour rencontrer un maximums de fans en Europe. Aux Etats-Unis, il jouit malheureusement d’une popularité beaucoup plus réduite. Même si les quantités de décicaces sont limitées (sur les produits amenés de chez vous), elles restent cependant toutes gratuites. De plus, tous les achats que vous faites sur son stand sont signés gratuitement, oui TOUS. Bref entre l’oeuvre exceptionnelle proposée et un auteur avec une incroyable humanité, je ne saurais que très chaudement vous recommander la lecture de ses ouvrages.

Glénat n’en est pas à son coup d’essai avec les intégrales de Don Rosa. Plus de 11 ans auparavant, je vous parlais de La grande épopée de Picsou. Dans cet article, seuls 5 des 7 ouvrages étaient montrés. J’ai bien évidemment récupéré les 2 manquants depuis. Il ne me manque que le coffret qui rassemble les 2 premiers volumes de La jeunesse de Picsou cependant.

Avec La grande histoire de Picsou, on part cette fois-ci sur une format de 10 volumes pour l’intégrale des oeuvres du canard le plus riche du monde par Don Rosa dans un ordre chronologique. Dans ce premier volume, on retrouve une dizaine d’histoires complètes et quelques short stories. La plus-value vient des commentaires apportés par Rosa à chaque récit. C’est un véritable plaisir de les (re)découvrir dans un ouvrage à couverture rigide.

La spécificité de l’auteur est d’offrir des histoires avec un scénario touffu, beaucoup de dialogues et une quantité de pages plus grande que la moyenne des ses confrères du Canardverse. Il apporte aussi et surtout beaucoup de détails aux environnements de ces illustrations.

Attention, la première version de l’ouvrage semble présenter un prologue erroné. L’éditeur m’a confirmé que cela sera corrigé à la réimpression.

The Strange House T2 par Uketsu et Kyo Ayano (Kana)

« Quel genre de personnes étaient les habitants de cette maison ? »

Le plan d’une maison de Tokyo a laissé supposer qu’il s’y passait des choses anormales : un enfant y aurait été séquestré pour commettre des meurtres. C’est alors qu’une jeune femme, Yuzuki Miyae, déclare être persuadée que son mari a été assassiné par les habitants de cette étrange maison et révèle les plans d’une deuxième maison. L’architecte Kurihara ne tarde pas à mettre le doigt sur un point curieux concernant cette autre maison !!

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Après un tome pilote de très haute qualité, l’aventure reste vraiment très prenante. Après avoir émis diverses suggestions sur les résidents de cette étrange maison et une rencontre avec une mystérieuse jeune femme qui semble liée de près ou de loin aux drames qui entourent les lieux, l’enquête se poursuit. Dans ce nouveau volume, on finit par découvrir la véritable identité de celle qui prétend être la femme d’une des victimes. La révélation choquante explique cependant beaucoup de choses. On en apprend également beaucoup plus sur la famille potentiellement meurtrière qui résidait dans la maison étrange. Indéniablement, je veux connaître la suite et fin de ce récit d’investigation très sombre et surtout très loin d’être adapté à tous les publics.

Princesse Saphir T1 par Osamu Tezuka (Delcourt/Tonkam)

A sa naissance, la princesse Saphir, victime d’un ange taquin, n’a de féminin que le corps… Éduquée comme un garçon, elle devra accomplir sa destinée : assurer la succession de la couronne. Mais saura-t-elle déjouer les pièges que lui tendront le duc Duralmine et son sbire afin de la démasquer et ainsi asseoir Plastic, le fils du duc, sur le trône ?

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Cela fait des années que je suis la collection prestige des récits d’Osamu Tezuka. C’est à travers ces ouvrages que je découvre l’oeuvre du dieu du manga. D’ailleurs certaines de ses planches sont visibles dans l’expo au Musée Guimet. J’achète ainsi régulièrement les nouvelles sorties de cette collection. Cette fois-ci c’est un shojo manga qui est mis en avant avec Princesse Saphir T1.

On y suit la vie du Prince Saphir. En effet, aux yeux de la population, c’est un garçon et c’est évidemment nécessaire pour lui accorder le droit de succéder à son père sur le trône. En réalité Saphir a un corps de femme. Elle a deux coeurs suite aux malices d’un ange avant sa naissance : garçon et fille. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette décision de faire hériter la couronne à Saphir. D’autres membres de la famille qui seraient héritiers légitimes en cas de reconnaissance du sexe féminin de l’héroine s’intéressent fortement à la découverte de ce secret.

Saphir va ainsi lutter contre des membres du royaume prêts à tout pour découvrir la supercherie. Son statut secret l’empêche également de tomber amoureuse comme toutes les autres femmes. Cependant à l’image de Cendrillon, elle va rencontrer un beau prince qui tombera amoureux d’elle mais sous une forme déguisée. L’ange qui a mis le chaos dans sa vie fera également tout pour réparer ses erreurs tout en luttant contre une sorcière qui souhaite aussi voler un de ses coeurs.

Bref, un récit dense et généreux comme le fait Tezuka dans toutes les oeuvres que j’ai pu lire jusqu’à présent et dont j’ai hâte de lire la suite.

Mujina Into the Deep T1 par Inio Asano (Kana)

Cela fait désormais une dizaine d’année que le Japon a voté la création des rights card, pour endiguer le vieillissement de la population, et que les personnes qui en sont privées deviennent des sans-droits.. Pour vivre et subvenir à ses besoins, Ubume est devenue une mujina, sorte de tueuse à gages. Elle accepte dès lors toutes les missions possibles qu’une mystérieuse personne lui confie. En la rencontrant, Terumi, un homme dans la quarantaine, va progressivement être amené dans la partie sombre de la société japonaise…

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Lecture la plus complexe du lot, on découvre un volume pilote dans un Japon dystopique. J’ai trouvé le scénario assez flou étant avec beaucoup de personnages et problématiques d’un coup. Les Mujina sont les citoyens qui se retrouvent sans droit et vivent en marge de la société. Il n’est pas rare de les voir réaliser des missions illégales comme celle de tueur à gages pour survivre. L’ouvrage met en avant plusieurs travers de la société avec notamment l’influence web et des vices des célébrités qui sont sans limites. Le dessin est extrêmement solide avec de nombreux détails. Selon moi, c’est un manga à lire deux fois pour bien en saisir tous les tenants et aboutissants. Notons cependant que c’est le premier volume d’une série donc nul doute que la suite nous réserve davantage d’explications et issues aux destins sombres des protagonistes mis en avant. A suivre.

À propos de l'auteur

Guillaume Ghrenassia

Guillaume Ghrenassia est autoentrepreneur en rédaction de contenus, blogueur et pigiste sur plusieurs médias. Il a plusieurs passions dont les jeux vidéo, les séries TV, les BD et mangas, la musique, le luxe et est également un grand épicurien.