Les équipes d’Asmodee m’ont fait la sympathie de m’envoyer le jeu de société Rumblebots. Le titre est édité par Da Vinci et est une création de Michele Piccolini, Riccardo Pieruccini, Ekaterina Kuznetsova, Maja Misztal, Ron Tsfany et Riccardo Varisco. Après l’avoir testé, il est temps de vous partager mon avis.

Vidéo-règles de Rumblebots
Matériel de jeu
Dans la petite boîte carrée on retrouve le plateau central, les plateaux individuels et les cristaux. Mais aussi et surtout toutes les cartes de robots et engins. Véritable coeur du jeu, on retrouve une direction artistique qui n’est pas sans rappeler Mindbug avec des designs de personnages complètement loufoques.

J’ai par contre du mal à saisir pourquoi le plateau joueur dispose les infos d’échanges de cristaux entre le réacteur et la cellule cryogénique et non pas entre la réserve et le réacteur. J’ai eu beau lire et relire le livret de règles, je suis certain de ne pas me tromper donc pour moi c’est assez incompréhensible d’avoir positionné cela à cet endroit.

En tout cas dans l’ensemble c’est du chouette matériel.
Expérience de jeu
Rumblebots mélange les aspects de deckbuilding et d’autobattler. Ainsi les joueurs vont acheter des cartes de robots de plus en puissantes pour mieux attaquer et se défendre contre les robots adverses. Pour les acheter, on va dépenser de la ferraille. Chaque tour on en gagne autant que le niveau de la manche en cours (voire un de plus si vous êtes très en retard par rapport aux autres). De plus, vous pouvez recycler certains de vos robots précédemment acquis pour gagner davantage de ferraille. A vous de trouver le juste équilibre sachant que vous êtes limités à 2 achats de robot par manche.

Certains robots peuvent être transformés et un des amis à ma table a bien profité de cela pour axer un jeu uniquement autour de cela, accompagné d’engins qui lui permettaient de retrouver le robot très régulièrement. Il était alors impossible de lutter même en réalisant des coups critiques. A chaque manche, il nous faisait baisser notre niveau d’atelier. Impossible pour nous d’avoir suffisamment de ressources pour remonter en niveau ET s’acheter un robot.

D’après les diverses parties que j’ai pu faire, si un joueur est perdant, il va rapidement être en sévère difficulté face aux autres joueurs. A l’inverse, un gagnant sera encore plus avantagé puisque les cristaux qu’il aura exploités au réacteur repartiront et finiront dans la cellule cryogénique avant de retourner en réserve la manche suivante.

Le livret de règles explique plutôt bien les divers mots clés du jeu (entrée en lice, compost, chargé…). Comme dans d’autres jeux du genre comme Challenger, il y a quand même une bonne part de chance également. Si la carte que vous espériez avoir en attaque est en fait en défense, ça va mettre en péril votre stratégie pour la manche.

Pour limiter l’aspect acharnement entre divers joueurs, chaque manche, le sens du tour est modifié et commencera par le champion de la manche précédente.
Les robots appartiennent à une ou plusieurs factions, il peut être intéressant de se focaliser sur une ou deux couleurs clés pour maximiser votre puissance défensive. Pour rappel, une fois un combat rapporté, vous êtes le nouveau champion à abattre et votre défense sera constitué de l’ensemble des robots
Conclusion et tarif de Rumblebots
Jeu relativement simple mais tout de même très stratégique avec un design incroyable, Rumblebots a été une sympathique expérience ludique. Autobattler, vous allez espérer tomber sur la bonne carte au bon moment dans vos diverses batailles. Dans le gameplay on retrouve le principe de coup critique et de barrières pour s’en protéger. C’est un élément très intéressant quand un joueur n’a pas forcément une grosse force de frappe.

Cependant, le jeu semble manquer d’équilibre avec un gagnant fortement avantagé et un perdant à la traine. En tout cas, on ne pourra pas enlever une chose au jeu : les cartes sont sublimes. Avec un prix de 22.90€ sur Philibert et 22.50€ sur Playin, c’est un très bon positionnement tarifaire.

