J’ai assisté à la projection presse du film L’Espèce Explosive. Le long métrage de Sarah Arnold présente Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne dans son casting. Voici ma critique.

Synopsis et trailer
Dans la campagne du Nord-Est de la France. Les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane, la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?
Mon avis sur L’Espèce Explosive
Dans ce film qui mélange les genres policier, tragédie, comédie et sans doute d’autres encore, les sangliers sont un fil rouge du récit. Ces bêtes sauvages sont au coeur du conflit entre agriculteurs et chasseurs. Les premiers voient leurs récoltes détruites par les animaux, les seconds les engraissent pour avoir de beaux bestiaux à abattre. C’est aussi une lutte des classes entre les notables et les paysans.

Cette guerre va amener à un drâme et une disparition au début du film. L’histoire continue rapidement un an plus tard et c’est là que nous faisons la rencontre de la gendarmerie locale et rurale avec un fort accent hétéro beauf de Dedienne notamment. Des nouveaux venus débarquent : une psy à laquelle on offre un placard à balai pour accueillir les patients, littéralement et un flic corse muté pour des raisons obscures viennent compléter la brigade. Les problématiques quotidiennes sont souvent des querelles de voisinage et liées aux sangliers.

Fulda et sa claire incapacité sociale va s’intéresser à ces histoires animales et finir par découvrir un véritable complot impliquant de nombreux acteurs du village bien décidés à ne pas arrêter la poule oeufs d’or.

L’histoire met aussi en avant la diversité avec des personnages LGBT. Une scène finale particulièrement crue conclue le récit de manière très originale.

Au final, on rit régulièrement. Et on en apprend plus sur la crise paysans/chasseurs typique des campagnes françaises et de la corruption qui arrive jusqu’au sommet de l’Etat.
C’est un intéressant visionnage.
